Comment fonctionne l’autoconsommation ?

L’autoconsommation prend de plus en plus de place dans les foyers. Le nombre d’installations a considérablement augmenté depuis une dizaine d’années. Basée sur l’utilisation d’énergies vertes et les économies d’énergie, l’autoconsommation  est un principe qui fait sens. Décryptage. 

C'est quoi l'autoconsommation ?

On peut définir l’autoconsommation comme le fait de consommer en partie ou en totalité l’énergie issue de sa propre production. On parle d’autoconsommation photovoltaïque quand on équipe un bâtiment de panneaux solaires dont l’électricité produite est consommée sur place.
La baisse des coûts de production de l’électricité photovoltaïque explique l’accroissement de l’intérêt général en France pour l’autoconsommation. Pour les installations en toiture, leur coût a été divisé par 3 en France depuis 2010.
De plus, sa pratique bénéficie désormais d’un cadre juridique, ce qui a aussi largement expliqué sa progression. Grâce à l’ordonnance du 27 juillet 2016, l’autoconsommation est clairement définie et son statut encadré. Un peu moins d’un an plus tard, la loi du 24 février 2017 confirme les dispositions amenées dans l’ordonnance de 2016 et définit un cadre légal à l’autoconsommation : elle peut être totale ou partielle (revente du surplus), individuelle ou collective, à l’échelle d’une construction, d’une copropriété ou d’un quartier. Un statut juridique qui a permis d’encourager les foyers encore hésitants.
D’après un sondage Elabe de 2016, 7 Français sur 10 voudraient installer des panneaux photovoltaïques sur leur logement.

Autoconsommation et autoproduction

Deux notions bien distinctes qu’il est indispensable de comprendre. Le taux d’autoconsommation est la part de la production photovoltaïque qui est consommée sur place. Cette notion est associée au taux d’autoproduction, qui lui, correspond à la part d’électricité solaire (produite sur place) dans votre consommation électrique totale. Il mesure le niveau d’autonomie électrique de votre domicile. Ces deux indicateurs sont utiles pour bien dimensionner l’installation en estimant la surface de panneaux nécessaires pour maximiser la part d’électricité réellement autoconsommée.

Les différents types de raccordements

Vente totale de l’énergie produite

Si vous décidez de vous lancer dans l’autoconsommation solaire et poser des panneaux sur votre toit, vous devenez producteur d’électricité. Alors, plusieurs choix s’offrent à vous. Vous pouvez vendre la totalité de l’énergie produite à un autre fournisseur d’énergie. Chaque particulier reçoit un revenu annuel en fonction du nombre de kWh produits. Le prix de revente est fixé par la commission de régulation de l’énergie (CRE).

Autoconsommation partielle et revente du « surplus »

Dès que votre production d’électricité dépasse votre consommation, vous avez la possibilité de revendre le surplus. Pour cela, vous devez souscrire à un contrat de rachat de votre surplus à EDF OA (EDF Obligation d’Achat est le service mandaté par l’État pour acheter votre électricité photovoltaïque). Cette offre est valable pendant 20 ans avec un prix de vente du kWh fixe pendant toute la durée du contrat (0,10 euros/kWh pour les installations solaires inférieures ou égales à 9 kWc et 0,6 euros pour celles comprises entre 9 kWc et 100 kWc). Votre installation doit être gérée par un professionnel agréé certifié QualiPV module Elec, certifié 5911- ENR Photovoltaïque ou SP1 et SP2.

Autoconsommation totale de l’énergie produite

La réponse est dans le titre ! Il s’agit de consommer la totalité de la production d’électricité de son installation photovoltaïque. Dans ce cas-là, il faut penser à bien dimensionner son installation pour être capable de tout consommer et ainsi ne pas injecter gratuitement votre surplus sur le réseau. Depuis 2017, il convient de signer avec Enedis une convention d’autoconsommation totale (CAC). Dans celle-ci, le producteur s’engage à consommer 100% de sa production, et donc à ne rien injecter sur le réseau public.

Autoconsommation individuelle et collective

Au premier trimestre 2021, la France a passé la barre des 100 000 foyers en autoconsommation, c’est ce qu’a annoncé Enedis. Un chiffre symbolique qui montre le fort intérêt des Français pour des systèmes énergétiques plus vertueux. En 2015, il n’y avait que 3000 installations d’autoconsommation individuelle. Réduire sa facture d’électricité est un enjeu essentiel pour les particuliers. L’autoconsommation est l’une des solutions qui permet de réduire ses dépenses énergétiques. 

Une autoconsommation est considérée comme collective lorsqu’une ou plusieurs installations photovoltaïques sont raccordées au réseau électrique public et permettent à un groupe de personnes (particuliers, immeubles, bâtiments tertiaires, bâtiments collectifs, entreprises, etc.), liés par une personne morale, de consommer l’électricité qu’elles produisent grâce à leurs propres moyens de production. Le but est de favoriser la production et la consommation d’énergie verte en circuit-court.

En 2019, dans le cadre de la loi Énergie Climat, un arrêté a été publié. Il élargit la distance entre deux sites d’une opération d’autoconsommation en la faisant passer à 2 kilomètres (1 kilomètre auparavant). Dans les zones rurales, celle-ci est passée de deux à 20 kilomètres, mais la puissance maximale reste la même, 3 MW.

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Audrey Deschamps
Audrey Deschamps
Ancienne journaliste (depuis 2012), j'ai rejoins l'équipe de FHE France en tant qu'assistante marketing et communication. Je gère au quotidien les relations presses et la rédactions d'articles afin de faire connaitre les produits FHE France et l'autoconsommation solaire intelligente au grand public.

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