Si la production d’énergie solaire via les panneaux photovoltaïques intéresse de plus en plus les particuliers, ce procédé séduit aussi les entreprises. Elles peuvent faire des économies, générer des revenus additionnels et participer de manière active à la transition énergétique. Et comme pour les particuliers, différents dispositifs d’aide vous sont destinés. Nous allons les voir ensemble dans cet article.
Les informations à retenir :
En 2026, les aides au photovoltaïque pour les entreprises reposent principalement sur des dispositifs nationaux encadrés par l’État, complétés par des soutiens locaux variables selon les territoires.
1. Une prime à l’autoconsommation pour les installations avec vente du surplus
Réservée aux installations en autoconsommation avec injection du surplus, la prime dépend de la puissance (barèmes révisés trimestriellement). Elle est versée via le dispositif d’Obligation d’Achat.
2. Un tarif d’Obligation d’Achat garanti sur 20 ans
Les entreprises peuvent vendre leur production (totale ou surplus) à un tarif réglementé fixé par l’État. Ce tarif varie selon la puissance installée et évolue chaque trimestre.
3. Une fiscalité avantageuse sous conditions
Taux de TVA réduit possible selon la puissance et la nature du bâtiment. Des exonérations fiscales et mécanismes d’amortissement peuvent également s’appliquer selon le régime de l’entreprise.
4. Des aides régionales et dispositifs complémentaires mobilisables
Certaines régions, collectivités ou organismes publics proposent des subventions ou appels à projets spécifiques. Leur montant et leurs critères d’éligibilité varient selon le territoire et la typologie d’entreprise.
Les aides de l'État
La prime à l'autoconsommation
Destinée aux particuliers comme aux entreprises, la prime à l’autoconsommation est éligible aux installations en autoconsommation avec revente de surplus uniquement. Cela signifie que vous pouvez revendre votre surplus de production. Elle a été mise en place avec l’arrêté du 9 mai 2017.
En 2026, la prime est versée par l’acheteur obligé (EDF OA ou équivalent), généralement en une seule fois après la mise en service de l’installation et la première facturation.
Le montant dépend de la puissance installée et est révisé chaque trimestre par les autorités. À titre indicatif :
Environ 80 €/kWc pour les installations ≤ 9 kWc
Environ 140 €/kWc pour les installations entre 9 et 36 kWc
Environ 70 €/kWc pour les installations entre 36 et 100 kWc
Par exemple, cela représente environ 480 € pour 6 kWc, 1 400 € pour 10 kWc ou 7 000 € pour 100 kWc.
Conditions principales d’éligibilité :
Installation en autoconsommation avec vente du surplus
Puissance inférieure ou égale à 100 kWc
Installation réalisée par un professionnel qualifié (RGE)
Signature d’un contrat d’Obligation d’Achat
Si votre installation est directement posée au sol, vous ne pourrez pas bénéficier de la prime. Si votre toiture ne vous permet pas de poser des panneaux photovoltaïques, les options qui s’offrent à vous sont l’ombrière photovoltaïque ou le carport-solaire solaire.
Les tarifs d'achat de vente de surplus
Si vous êtes un professionnel et que vous optez pour l’autoconsommation, votre objectif premier sera de réaliser des économies. Mais vous pouvez aussi générer des revenus supplémentaires grâce à la vente de surplus grâce à EDF OA (obligation d’achat) qui vous assure le rachat de votre électricité pendant 20 ans.
Les tarifs d'achat de revente totale
Vous pouvez aussi opter pour la vente totale de votre production d’électricité si vous n’êtes pas dans un objectif d’autoconsommation.
Comme pour le tarif d’achat en surplus, EDF Obligation d’Achat est mandaté pour vous acheter votre électricité à un prix subventionné par l’État pendant 20 ans. Ce tarif d’achat dépend toujours de la puissance de votre installation :
La TVA à taux réduit
Depuis le 1er octobre 2025, la livraison et l’installation de panneaux solaires photovoltaïques peuvent bénéficier d’un taux de TVA à 5,5 % pour les installations jusqu’à 9 kWc, à condition de respecter des critères techniques et environnementaux définis par la réglementation (notamment sur les équipements et leurs caractéristiques).
Ce dispositif vise principalement les installations sur bâtiments d’habitation. En dehors de ce cadre (bâtiments non résidentiels, puissance supérieure, critères non remplis), l’installation relève en principe du taux normal de 20 %.
L’ancien dispositif de TVA à 10 % (historiquement applicable dans certains cas, notamment pour de petites puissances sur logements de plus de 2 ans) peut encore exister selon la situation, mais la règle pratique est : 5,5 % si ≤ 9 kWc et critères respectés sur logement, sinon 20 %.
Autre avantage, l’article 123 de la loi de finances 2020 diminue l’imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux (IFER) pour les producteurs d’électricité photovoltaïque. L’IFER vise uniquement les installations photovoltaïques de plus de 100 kW.
Pour les installations photovoltaïques mises en service après le 1ᵉʳ janvier 2021, le montant de l’IFER est fixé à environ 3,542 € par kWc installé. Cette réduction découle de l’article 123 de la loi de finances 2020, qui réduit l’imposition pendant les 20 premières années d’exploitation pour encourager le développement de la filière.
Les aides locales
En plus des différentes aides de l’État, les aides locales peuvent vous accompagner dans votre projet. Mais chaque région, département ou commune a ses propres spécificités, il faut donc vous rapprocher dans un premier temps de la mairie où le siège social de votre entreprise se trouve, les organismes professionnels de votre département ou de votre région.
Comme pour la prime à l’autoconsommation, vous devez faire appel à un artisan certifié RGE pour bénéficier de ces aides.
Par exemple en Alsace, une subvention de 750 €/kWc, qui peut aller jusqu’à 30000 €, est versée pour les installations de panneaux photovoltaïques, qui ne dépassent pas les 100kWc. Elle est plafonnée à 30 % du montant total de l’installation. En région PACA, pour les entreprises ou associations, le montant de l’aide s’élève à 200 euros/kWc.
Aller plus loin avec le stockage énergétique
Le stockage d’énergie permet aux entreprises d’augmenter leur taux d’autoconsommation en conservant l’électricité produite en journée pour l’utiliser ultérieurement, notamment lors des pics de consommation ou en dehors des heures d’ensoleillement.
Les solutions de stockage les plus répandues reposent aujourd’hui sur des batteries électrochimiques (lithium-ion principalement), dimensionnées selon le profil de consommation du site. Elles permettent de réduire les injections sur le réseau, d’optimiser la valorisation de la production solaire et d’améliorer la résilience énergétique du bâtiment.
Bien que le stockage ne bénéficie pas à ce jour d’un dispositif national de subvention équivalent à la prime à l’autoconsommation, certaines aides régionales ou appels à projets peuvent soutenir ces investissements.



