Toutes les aides à la rénovation énergétique pour financer vos travaux

Travaux de rénovation énergétique, quelles aides financières disponibles

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La rénovation énergétique est au cœur des priorités nationales pour réduire la consommation et améliorer la performance des logements. En France, plusieurs aides financières existent pour soutenir les ménages et copropriétés. Voici un tour d’horizon des dispositifs disponibles et des évolutions récentes.

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Les informations à retenir :

  • MaPrimeRénov’ : principale aide de l’État, accessible aux propriétaires (occupants ou bailleurs).

    – Par geste : travaux ciblés (isolation, chauffage, eau chaude, ventilation), avec un montant d’aide forfaitaire variable selon les revenus et l’équipement installé.

    – Parcours accompagné : rénovation d’ampleur avec audit énergétique  obligatoire, gain d’au moins 2 classes DPE, taux de prise en charge modulé selon les revenus et plafonds de dépenses éligibles.

    – Copropriétés : aide collective versée au syndicat, jusqu’à 45 % du montant des travaux dans la limite d’un plafond par logement, avec bonifications pour les copropriétés fragiles ou en difficulté.

  • CEE (Certificats d’Économies d’Énergie) : primes, prêts bonifiés ou réductions proposés par les fournisseurs. 

  • Éco-PTZ : prêt sans intérêt, accessible aux propriétaires occupants et copropriétés, uniquement avec des artisans RGE.

  • Coup de pouce chauffage : remplacement d’anciennes chaudières par PAC, chaudière biomasse, solaire ou raccordement à un réseau de chaleur. Accessible à tous, montant variable selon revenus.

  • TVA à 5,5 % : sur les travaux de rénovation énergétique dans les logements de plus de 2 ans.

  • Ma Prime Logement Décent : jusqu’à 80 % de financement (56 000 € max) pour lutter contre l’habitat insalubre.

  • Déficit foncier : pour bailleurs, plafond doublé à 21 400 € jusqu’en 2025, si amélioration énergétique (passage E/F/G → A/B/C/D).

  • Exonération de taxe foncière : possible 3 ans dans certaines collectivités si dépenses > 10 000 € (1 an) ou 15 000 € (3 ans).

  • Aides locales : dispositifs spécifiques selon régions et communes.

Quelles sont les aides pour effectuer une rénovation énergétique ?

MaPrimeRénov'

MaPrimeRénov’ reste le dispositif central de soutien à la rénovation énergétique en France. Elle permet aux propriétaires occupants et bailleurs de financer des travaux d’isolation, de chauffage, de ventilation ou encore des rénovations d’ampleur, avec des montants modulés selon les revenus du ménage et les gains énergétiques obtenus.

En 2026, le dispositif a connu une évolution importante liée au calendrier budgétaire de l’État. Le guichet a été temporairement suspendu au 1ᵉʳ janvier 2026 dans l’attente de l’adoption de la loi de finances. Durant cette période, il n’était plus possible de déposer de nouveaux dossiers.

Cette suspension était administrative et non structurelle :

  • Les dossiers déjà déposés et validés avant la fermeture ont été maintenus et continuent d’être instruits.

  • Le dispositif a été confirmé dans le budget 2026, avec une enveloppe dédiée permettant la reprise des dépôts de demandes.

👉 En pratique, cela signifie que MaPrimeRénov’ reste pleinement opérationnelle en 2026, sous réserve que les demandes soient déposées après la réouverture officielle du guichet.

Accessible et modulée selon les revenus, MaPrimeRénov’ constitue un pilier essentiel du système d’aides à la rénovation énergétique en France. Cette aide financière se décline en 3 parcours : 

MaPrimeRénov parcours par geste

Dans le cadre des aides à la rénovation énergétique, le dispositif MaPrimeRénov’ “par geste” permet de financer des travaux ciblés visant à améliorer la performance énergétique du logement.

Il concerne notamment :

  • les travaux d’isolation thermique (murs, toiture, planchers, menuiseries),

  • l’installation ou le remplacement d’équipements de chauffage et de production d’eau chaude sanitaire plus performants et décarbonés,

  • certains équipements de ventilation.

Cela peut inclure, par exemple, l’isolation des murs par l’intérieur, le remplacement des fenêtres simple vitrage ou l’installation d’une pompe à chaleur air/eau.

Le montant de l’aide dépend de la catégorie de revenus du ménage ainsi que du type d’équipement ou de travaux réalisés, selon des barèmes nationaux définis par l’État. Les travaux doivent être réalisés par un professionnel Reconnu Garant de l’Environnement (RGE) et la demande doit être déposée avant le démarrage du chantier.

MaPrimeRénov’ Parcours accompagné

e Parcours accompagné s’adresse aux ménages souhaitant réaliser une rénovation énergétique complète et performante de leur logement. Il vise une rénovation d’ampleur permettant un gain d’au moins deux classes énergétiques sur le DPE.

Ce parcours est obligatoire pour bénéficier de l’aide dédiée aux rénovations globales. Il impose le recours à Mon Accompagnateur Rénov’ (MAR), ainsi que la réalisation préalable d’un audit énergétique. Cet accompagnement permet de définir un programme de travaux cohérent, conforme aux exigences réglementaires, et de sécuriser les démarches administratives.

En 2026, le dispositif est principalement destiné aux logements classés E, F ou G avant travaux. Pour être éligible, le projet doit :

  • permettre un saut minimum de deux classes énergétiques sur le DPE,

  • intégrer au moins deux gestes d’isolation (toiture, murs, planchers bas ou menuiseries).

Le montant de l’aide dépend de la catégorie de revenus du ménage et du niveau d’amélioration énergétique atteint. Les plafonds de dépenses éligibles varient selon le nombre de classes gagnées. Pour les ménages aux revenus modestes ou très modestes, la prise en charge peut être particulièrement élevée, mais elle n’est pas uniformément fixée à 90 % pour tous les profils.

MaPrimeRénov' Copropriétés

MaPrimeRénov’ Copropriétés est une aide financière destinée à couvrir les travaux de rénovation énergétique des parties communes et, dans certains cas, des parties privatives déclarées d’intérêt collectif. Elle simplifie le financement en regroupant les démarches dans une seule aide collective.

L’aide est versée directement au syndicat de copropriétaires, qui l’utilise pour financer des travaux de rénovation globale garantissant une amélioration significative du confort et de la performance énergétique. Les projets doivent permettre un gain énergétique d’au moins 35 % après travaux.

Sont éligibles toutes les copropriétés :

  • composées d’au moins 75 % de lots à usage d’habitation principale

  • immatriculées au registre national des copropriétés

  • et dont les travaux sont votés en assemblée générale

Le financement dépend du profil de la copropriété :

  • prise en charge pouvant aller jusqu’à 45 % du montant des travaux,
  • dans la limite d’un plafond de dépenses éligibles fixé par logement,
  • avec des bonifications supplémentaires pour les copropriétés dites fragiles ou en difficulté financière.

Parmi les opérations concernées figurent par exemple l’isolation des façades, l’étanchéité des toitures-terrasses ou encore le remplacement d’un chauffage collectif.

Comment réussir la rénovation des logements en copropriété ?

- Évaluez précisément les besoins.
- Respectez les règles de copropriété.
- Planifiez un financement solide.
- Explorez toutes les aides financières.
- Faites appel à des professionnels qualifiés.

Amélioration énergétique d’un immeuble passant de l’étiquette G à l’étiquette A grâce à la rénovation énergétique

Les Certificats d'Économies d'Énergie

Les fournisseurs d’énergie proposent des aides financières pour réduire le coût des travaux de rénovation énergétique. Depuis le 1er janvier 2026, le dispositif est entré dans sa 6ᵉ période (2026-2029), avec de nouveaux objectifs d’économies d’énergie fixés par l’État.

Ces aides, issues du dispositif des Certificats d’Économies d’Énergie (CEE), peuvent prendre la forme : 

  • de primes financières,

  • de réductions sur devis,

  • ou de prêts bonifiés proposés par les fournisseurs.

Elles sont accessibles aux propriétaires comme aux locataires pour des logements de plus de deux ans, qu’ils soient principaux ou secondaires. Les CEE couvrent des travaux tels que l’isolation thermique ou le remplacement d’équipements de chauffage énergivores

Le montant de l’aide dépend :

  • du type de travaux réalisés,

  • des économies d’énergie générées (selon les fiches d’opérations standardisées en vigueur),

  • de la zone climatique du logement,

  • et des revenus du ménage.

Des bonifications spécifiques, appelées « Coup de pouce », peuvent majorer l’aide pour certains travaux ciblés, sous réserve de respecter les critères applicables au moment du chantier.

⚠️ À ne pas confondre avec le chèque énergie, qui est une aide de l’État destinée à payer des factures ou une partie des travaux, mais qui ne fait pas partie du dispositif CEE.

Logo - Certificats d'économies d'énergie

L'éco-prêt à taux zéro

L’éco-prêt à taux zéro est un prêt sans intérêts, accordé par les banques partenaires, permettant de financer des travaux de rénovation énergétique. Les intérêts sont pris en charge par l’État.

Il est accessible aux propriétaires occupants, aux propriétaires bailleurs et aux copropriétés pour des travaux réalisés sur les parties communes ou des travaux d’intérêt collectif.

Le montant maximal de l’éco-PTZ dépend du type de travaux engagés :

  • jusqu’à 15 000 € pour une action de travaux (ex. isolation seule),

  • jusqu’à 25 000 € pour un bouquet de deux travaux,

  • jusqu’à 30 000 € pour un bouquet de trois travaux ou plus,

  • jusqu’à 50 000 € pour une rénovation globale permettant un gain énergétique significatif.

La durée de remboursement peut aller jusqu’à 20 ans, notamment dans le cadre d’une rénovation d’ampleur.

Les travaux doivent obligatoirement être réalisés par des professionnels RGE (Reconnu Garant de l’Environnement) et respecter les critères de performance en vigueur.

L’éco-PTZ est cumulable avec d’autres aides comme MaPrimeRénov’ ou les certificats d’économies d’énergie, ce qui permet d’optimiser le financement du projet.

La prime « Coup de pouce chauffage »

La prime « Coup de pouce chauffage » est une bonification spécifique du dispositif des Certificats d’Économies d’Énergie (CEE).

Elle a pour objectif d’encourager le remplacement des anciennes chaudières fioul, gaz ou charbon par des systèmes de chauffage plus performants et respectueux de l’environnement.

Les équipements éligibles incluent :

  • les pompes à chaleur (air/eau, eau/eau, hybrides),

  • les chaudières biomasse performantes,

  • les systèmes solaires combinés,

  • ou encore le raccordement à un réseau de chaleur alimenté par des énergies renouvelables.

Cette prime est ouverte à tous les ménages, sans condition de ressources, mais le montant attribué varie en fonction des revenus et du type d’équipement installé.
Une bonification plus importante est prévue pour les foyers modestes et très modestes.

À retenir : La prime Coup de pouce chauffage est bien une prime CEE et ne doit pas être confondue avec le chèque énergie, qui est une aide de l’État pour payer ses factures d’énergie ou certains travaux.

TVA à 5,5%

Si vous envisagez de rénover votre logement, certains travaux peuvent être soumis à une TVA réduite de 5,5 %.

Cette réduction s’applique aux propriétaires occupants, aux bailleurs et aux syndicats de propriétaires, ainsi qu’aux locataires et aux occupants à titre gratuit, y compris les sociétés civiles immobilières.

Cependant, pour bénéficier de cette TVA à taux réduit, votre logement doit être achevé depuis plus de 2 ans et peut être utilisé à titre de résidence principale ou secondaire, qu’il s’agisse d’une maison ou d’un appartement.

Ma Prime Logement Décent

Ma Prime Logement Décent, gérée par l’Anah, regroupe plusieurs anciens dispositifs : Habiter Sain et Habiter Serein.
Elle vise à soutenir les propriétaires de logements insalubres ou très dégradés dans leurs travaux de mise en conformité et d’amélioration énergétique.

  • Elle peut financer jusqu’à 80 % du coût des travaux, avec un plafond de 56 000 €.

  • Les travaux éligibles portent notamment sur la salubrité, la sécurité et l’efficacité énergétique du logement.

  • Elle s’adresse prioritairement aux ménages modestes et très modestes.

Cette aide est différente de MaPrimeRénov’ : elle cible spécifiquement les situations d’habitat indigne ou insalubre, avec un accompagnement renforcé de l’Anah.

Le déficit foncier

Les propriétaires bailleurs qui réalisent des travaux de rénovation peuvent imputer le déficit généré par ces dépenses sur leur revenu global, dans certaines limites.

Le mécanisme du déficit foncier s’applique uniquement aux logements loués non meublés, relevant du régime réel d’imposition.

Jusqu’au 31 décembre 2025, un dispositif temporaire permettait de doubler le plafond d’imputation sur le revenu global, porté de 10 700 € à 21 400 €, lorsque les travaux de rénovation énergétique permettaient au logement de sortir du statut de « passoire thermique ».

Depuis 2026, sauf évolution législative, le plafond est revenu au montant de droit commun, soit 10 700 € par an imputable sur le revenu global (l’excédent restant imputable sur les revenus fonciers des années suivantes).

Pour bénéficier du dispositif renforcé applicable jusqu’à fin 2025, les travaux devaient permettre à un logement classé E, F ou G d’atteindre au minimum la classe D au plus tard au 31 décembre 2025.

L’exonération de la taxe foncière pour les travaux d'économie d'énergie

Certaines collectivités locales offrent la possibilité d’une exonération temporaire de taxe foncière pour les foyers ayant réalisé des travaux d’économies d’énergie. Cette exonération, d’une durée de trois ans, peut être totale ou partielle selon la décision de la collectivité.

Lorsqu’elle est mise en place, l’exonération peut être totale ou partielle et s’applique pendant une durée de trois ans.

Pour en bénéficier, le logement doit avoir été achevé depuis plus de 10 ans (article 1383-0 B du CGI) et le montant des travaux doit atteindre :

  • au moins 10 000 € l’année précédant la demande,

  • ou 15 000 € sur les trois années précédant la demande.

Cette mesure concerne aussi bien les propriétaires occupants que les bailleurs.

La demande doit être déposée auprès du service des impôts dont dépend le logement et comprendre :

  • une déclaration d’identification du bien (avec sa date d’achèvement),

  • ainsi que les justificatifs détaillant la nature et le montant des dépenses engagées.

La déclaration doit être transmise avant le 1er janvier de la première année d’application de l’exonération.

Les aides locales

En complément des aides nationales, de nombreuses collectivités territoriales (régions, départements, intercommunalités ou communes) proposent des aides locales à la rénovation énergétique. Ces dispositifs peuvent prendre la forme de subventions directes, de primes complémentaires, de prêts à taux bonifié ou d’accompagnements techniques spécifiques.

Leur objectif est de soutenir les projets adaptés aux enjeux du territoire : lutte contre la précarité énergétique, rénovation des logements anciens, amélioration de l’habitat en centre-ville ou encore accélération de la transition énergétique locale.

Les conditions d’éligibilité, les montants accordés et les types de travaux concernés varient fortement d’un territoire à l’autre. Certaines aides sont cumulables avec MaPrimeRénov’, les CEE ou l’éco-PTZ, ce qui permet de réduire significativement le reste à charge.

Il est donc recommandé de se renseigner auprès de sa mairie, de son conseil départemental ou via le service public France Rénov’ afin d’identifier les dispositifs mobilisables dans sa zone géographique.

Questions fréquentes

Les principales aides sont MaPrimeRénov’, les Certificats d’Économies d’Énergie (CEE), l’éco-prêt à taux zéro, le chèque énergie, la TVA réduite à 5,5 %, ainsi que des aides locales proposées par certaines collectivités.

Un logement est éligible s’il est achevé depuis plus de 2 ans (ou 15 ans pour certains dispositifs) et si les travaux sont réalisés par un professionnel RGE (Reconnu Garant de l’Environnement). Les critères dépendent aussi des revenus du ménage et du type de travaux engagés.

Les aides couvrent des travaux comme l’isolation thermique (murs, toiture, fenêtres), le remplacement des systèmes de chauffage par des solutions performantes (pompe à chaleur, chaudière biomasse, solaire), la ventilation et certains équipements utilisant les énergies renouvelables.

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Audrey
Ancienne journaliste (depuis 2012), j'ai rejoins l'équipe de FHE France en tant qu'assistante marketing et communication. Je gère au quotidien les relations presses et la rédactions d'articles afin de faire connaitre les produits FHE France et l'autoconsommation solaire intelligente au grand public.

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