Toutes les aides à la rénovation énergétique pour financer vos travaux

Travaux de rénovation énergétique, quelles aides financières disponibles

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La rénovation énergétique est au cœur des priorités nationales pour réduire la consommation et améliorer la performance des logements. En France, plusieurs aides financières existent pour soutenir les ménages et copropriétés. Voici un tour d’horizon des dispositifs disponibles et des évolutions récentes.

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Les informations à retenir :

  • MaPrimeRénov’ : principale aide de l’État, accessible aux propriétaires (occupants ou bailleurs).

    – Par geste : depuis le 1er septembre 2026, ce parcours est recentré principalement sur certains équipements de chauffage décarboné, notamment les pompes à chaleur air/eau, géothermiques ou solarothermiques. L’isolation réalisée seule, la ventilation, les chauffe-eau thermodynamiques et le solaire thermique ne bénéficient plus d’un forfait autonome dans ce parcours en France métropolitaine.

    – Parcours accompagné : rénovation d’ampleur avec audit énergétique  obligatoire, gain d’au moins 2 classes DPE, taux de prise en charge modulé selon les revenus et plafonds de dépenses éligibles. En 2026, il concerne en métropole les logements classés E, F ou G avant travaux.

    – Copropriétés : aide collective versée au syndicat, jusqu’à 45 % du montant des travaux dans la limite d’un plafond par logement, avec bonifications pour les copropriétés fragiles ou en difficulté.

  • CEE (Certificats d’Économies d’Énergie) : primes, prêts bonifiés ou réductions proposés par les fournisseurs. 

  • Éco-PTZ : prêt sans intérêts et sans condition de ressources, accessible notamment aux propriétaires occupants, propriétaires bailleurs et copropriétés pour financer des travaux de rénovation énergétique éligibles.

  • Coup de pouce Chauffage : bonification des CEE pour le remplacement de certains anciens systèmes de chauffage par des solutions plus performantes et décarbonées, selon les conditions propres à chaque opération.

  • TVA à 5,5 % : sur les travaux de rénovation énergétique dans les logements de plus de 2 ans.

  • Ma Prime Logement Décent : pour les propriétaires occupants aux revenus très modestes, l’aide peut financer jusqu’à 80 % d’un plafond de 70 000 € HT de travaux pour la rénovation globale d’un logement très dégradé. Le taux est de 60 % pour les ménages modestes.

  • Déficit foncier : pour les logements loués nus au régime réel, le plafond de droit commun est revenu en 2026 à 10 700 € par an. Le plafond temporairement porté à 21 400 € concernait certaines dépenses de rénovation énergétique réalisées jusqu’au 31 décembre 2025.

  • Exonération de taxe foncière : possible 3 ans dans certaines collectivités si dépenses > 10 000 € (1 an) ou 15 000 € (3 ans).

  • Aides locales : dispositifs spécifiques selon régions et communes.

MaPrimeRénov'

MaPrimeRénov’ reste le dispositif central de soutien à la rénovation énergétique en France. Les travaux pouvant être financés dépendent toutefois du parcours choisi : certains gestes ciblés restent éligibles dans le parcours par geste, tandis que l’isolation, la ventilation ou d’autres travaux peuvent notamment être intégrés à une rénovation d’ampleur.

MaPrimeRénov’ se décline en trois parcours, dont les conditions et les travaux éligibles diffèrent.

MaPrimeRénov’ parcours par geste

Le parcours MaPrimeRénov’ par geste permet de financer certains travaux ciblés sans engager une rénovation complète du logement.

Depuis le 1er septembre 2026, son périmètre est toutefois fortement recentré en France métropolitaine.

Parmi les principaux travaux restant éligibles figurent :

  • les pompes à chaleur air/eau ;
  • les pompes à chaleur géothermiques ou solarothermiques ;
  • certains raccordements à un réseau de chaleur ou de froid ;
  • la dépose ou le comblement d’une cuve à fioul.

En revanche, les travaux d’isolation réalisés seuls, les systèmes de ventilation, les chauffe-eau thermodynamiques, les équipements de solaire thermique ainsi que certains équipements au bois ou autres biomasses ne bénéficient plus d’un forfait MaPrimeRénov’ dans ce parcours pour les nouvelles demandes déposées depuis le 1er septembre 2026.

Ces travaux peuvent néanmoins rester éligibles à d’autres dispositifs, notamment les CEE, l’éco-PTZ, ou être intégrés à une rénovation d’ampleur.

MaPrimeRénov’ Parcours accompagné

Le Parcours accompagné s’adresse aux ménages souhaitant réaliser une rénovation énergétique complète et performante de leur logement. Il vise une rénovation d’ampleur permettant un gain d’au moins deux classes énergétiques sur le DPE.

Ce parcours est obligatoire pour bénéficier de l’aide dédiée aux rénovations globales. Il impose le recours à Mon Accompagnateur Rénov’ (MAR), ainsi que la réalisation préalable d’un audit énergétique. Cet accompagnement permet de définir un programme de travaux cohérent, conforme aux exigences réglementaires, et de sécuriser les démarches administratives.

En 2026, en France métropolitaine, ce parcours concerne les logements classés E, F ou G avant travaux. Pour être éligible, le projet doit :

  • permettre un saut minimum de deux classes énergétiques sur le DPE,

  • intégrer au moins deux gestes d’isolation (toiture, murs, planchers bas ou menuiseries).

  • Pour une maison individuelle, les travaux doivent conduire à des systèmes de chauffage et de production d’eau chaude sanitaire décarbonés.

Le montant de l’aide dépend de la catégorie de revenus du ménage et du niveau d’amélioration énergétique atteint. Les plafonds de dépenses éligibles varient selon le nombre de classes gagnées. Pour les ménages aux revenus modestes ou très modestes, la prise en charge peut être particulièrement élevée, mais elle n’est pas uniformément fixée à 90 % pour tous les profils.

de ressources MaPrimeRénov' 2026 : barème des revenus fiscaux par couleur

MaPrimeRénov' Copropriétés

MaPrimeRénov’ Copropriétés est une aide financière destinée à couvrir les travaux de rénovation énergétique des parties communes et, dans certains cas, des parties privatives déclarées d’intérêt collectif. Elle simplifie le financement en regroupant les démarches dans une seule aide collective.

L’aide est versée directement au syndicat de copropriétaires, qui l’utilise pour financer des travaux de rénovation globale garantissant une amélioration significative du confort et de la performance énergétique. Les projets doivent permettre un gain énergétique d’au moins 35 % après travaux.

Sont éligibles toutes les copropriétés :

  • au moins 75 % des lots ou tantièmes consacrés à l’habitation principale ;
  • ce seuil est ramené à 65 % pour les copropriétés de 20 lots ou moins ;
  • copropriété immatriculée au registre national ;
  • travaux votés en assemblée générale.

Le financement dépend du profil de la copropriété :

  • prise en charge pouvant aller jusqu’à 45 % du montant des travaux,
  • dans la limite d’un plafond de dépenses éligibles fixé par logement,
  • avec des bonifications supplémentaires pour les copropriétés dites fragiles ou en difficulté financière.

Parmi les opérations concernées figurent par exemple l’isolation des façades, l’étanchéité des toitures-terrasses ou encore le remplacement d’un chauffage collectif.

Comment réussir la rénovation des logements en copropriété ?

- Évaluez précisément les besoins.
- Respectez les règles de copropriété.
- Planifiez un financement solide.
- Explorez toutes les aides financières.
- Faites appel à des professionnels qualifiés.

Amélioration énergétique d’un immeuble passant de l’étiquette G à l’étiquette A grâce à la rénovation énergétique

Les Certificats d'Économies d'Énergie

Les fournisseurs d’énergie proposent des aides financières pour réduire le coût des travaux de rénovation énergétique. Depuis le 1er janvier 2026, le dispositif des Certificats d’Économies d’Énergie est entré dans sa 6ᵉ période, qui s’étend de 2026 à 2030.

Ces aides, issues du dispositif des Certificats d’Économies d’Énergie (CEE), peuvent prendre la forme : 

  • de primes financières,

  • de réductions sur devis,

  • ou de prêts bonifiés proposés par les fournisseurs.

Elles sont accessibles aux propriétaires comme aux locataires pour des logements de plus de deux ans, qu’ils soient principaux ou secondaires. Les CEE couvrent des travaux tels que l’isolation thermique ou le remplacement d’équipements de chauffage énergivores

Le montant de l’aide dépend :

  • du type de travaux réalisés,

  • des économies d’énergie générées (selon les fiches d’opérations standardisées en vigueur),

  • de la zone climatique du logement,

  • et des revenus du ménage.

Des bonifications spécifiques, appelées « Coup de pouce », peuvent majorer l’aide pour certains travaux ciblés, sous réserve de respecter les critères applicables au moment du chantier.

⚠️ À ne pas confondre avec le chèque énergie, qui est une aide de l’État destinée à aider les ménages modestes à payer leurs dépenses d’énergie du logement. Depuis 2025, il ne peut plus être utilisé pour financer des travaux de rénovation énergétique.

Logo - Certificats d'économies d'énergie

L'éco-prêt à taux zéro

L’éco-prêt à taux zéro est un prêt sans intérêts, accordé par les banques partenaires, permettant de financer des travaux de rénovation énergétique. Les intérêts sont pris en charge par l’État.

Il est accessible aux propriétaires occupants, aux propriétaires bailleurs et aux copropriétés pour des travaux réalisés sur les parties communes ou des travaux d’intérêt collectif.

Le montant maximal de l’éco-PTZ dépend du type de travaux engagés :

  • jusqu’à 15 000 € pour une action de travaux (ex. isolation seule),

  • jusqu’à 25 000 € pour un bouquet de deux travaux,

  • jusqu’à 30 000 € pour un bouquet de trois travaux ou plus,

  • jusqu’à 50 000 € pour une rénovation globale permettant un gain énergétique significatif.

La durée de remboursement peut aller jusqu’à 20 ans, notamment dans le cadre d’une rénovation d’ampleur.

Les travaux doivent obligatoirement être réalisés par des professionnels RGE (Reconnu Garant de l’Environnement) et respecter les critères de performance en vigueur.

L’éco-PTZ est cumulable avec d’autres aides comme MaPrimeRénov’ ou les certificats d’économies d’énergie, ce qui permet d’optimiser le financement du projet.

La prime « Coup de pouce chauffage »

La prime « Coup de pouce chauffage » est une bonification spécifique du dispositif des Certificats d’Économies d’Énergie (CEE).

Elle a pour objectif d’encourager le remplacement des anciennes chaudières fioul, gaz ou charbon par des systèmes de chauffage plus performants et respectueux de l’environnement.

Les équipements éligibles incluent :

  • les pompes à chaleur (air/eau, eau/eau, hybrides),

  • les chaudières biomasse performantes,

  • les systèmes solaires combinés,

  • ou encore le raccordement à un réseau de chaleur alimenté par des énergies renouvelables.

Le Coup de pouce Chauffage est accessible sans plafond général de ressources, mais certaines bonifications ou conditions peuvent dépendre du ménage, de l’équipement installé et du système remplacé.

À retenir : le Coup de pouce Chauffage est une bonification du dispositif CEE. Il ne constitue pas une aide indépendante à additionner à une seconde prime CEE pour la même opération.

TVA à 5,5%

Si vous envisagez de rénover votre logement, certains travaux peuvent être soumis à une TVA réduite de 5,5 %.

Cette réduction s’applique aux propriétaires occupants, aux bailleurs et aux syndicats de propriétaires, ainsi qu’aux locataires et aux occupants à titre gratuit, y compris les sociétés civiles immobilières.

Cependant, pour bénéficier de cette TVA à taux réduit, votre logement doit être achevé depuis plus de 2 ans et peut être utilisé à titre de résidence principale ou secondaire, qu’il s’agisse d’une maison ou d’un appartement.

Ma Prime Logement Décent

Ma Prime Logement Décent, gérée par l’Anah, finance des travaux permettant de réhabiliter des logements indignes ou très dégradés.

Pour les propriétaires occupants, elle s’adresse aux ménages aux revenus très modestes ou modestes.

Dans le cadre d’une rénovation globale d’un logement très dégradé :

  • le plafond de travaux peut atteindre 70 000 € HT ;
  • le taux de financement peut atteindre 80 % pour les ménages très modestes ;
  • il peut atteindre 60 % pour les ménages modestes ;
  • l’accompagnement par une Assistance à Maîtrise d’Ouvrage (AMO) est obligatoire ;
  • le logement doit atteindre au minimum la classe E après travaux pour un propriétaire occupant.

Pour les propriétaires bailleurs, les conditions et plafonds diffèrent et sont notamment liés au conventionnement avec l’Anah.

Le déficit foncier

Les propriétaires bailleurs qui réalisent des travaux de rénovation peuvent imputer le déficit généré par ces dépenses sur leur revenu global, dans certaines limites.

Le mécanisme du déficit foncier s’applique uniquement aux logements loués non meublés, relevant du régime réel d’imposition.

Jusqu’au 31 décembre 2025, un dispositif temporaire permettait de doubler le plafond d’imputation sur le revenu global, porté de 10 700 € à 21 400 €, lorsque les travaux de rénovation énergétique permettaient au logement de sortir du statut de « passoire thermique ».

Depuis 2026, le plafond de droit commun est de nouveau fixé à 10 700 € par an imputables sur le revenu global, hors dispositifs particuliers.

Pour bénéficier du dispositif renforcé applicable jusqu’à fin 2025, les travaux devaient permettre à un logement classé E, F ou G d’atteindre au minimum la classe D au plus tard au 31 décembre 2025.

L’exonération de la taxe foncière pour les travaux d'économie d'énergie

Certaines collectivités locales offrent la possibilité d’une exonération temporaire de taxe foncière pour les foyers ayant réalisé des travaux d’économies d’énergie. Cette exonération, d’une durée de trois ans, peut être totale ou partielle selon la décision de la collectivité.

Lorsqu’elle est mise en place, l’exonération peut être totale ou partielle et s’applique pendant une durée de trois ans.

Pour en bénéficier, le logement doit avoir été achevé depuis plus de 10 ans (article 1383-0 B du CGI) et le montant des travaux doit atteindre :

  • au moins 10 000 € l’année précédant la demande,

  • ou 15 000 € sur les trois années précédant la demande.

Cette mesure concerne aussi bien les propriétaires occupants que les bailleurs.

La demande doit être déposée auprès du service des impôts dont dépend le logement et comprendre :

  • une déclaration d’identification du bien (avec sa date d’achèvement),

  • ainsi que les justificatifs détaillant la nature et le montant des dépenses engagées.

La déclaration doit être transmise avant le 1er janvier de la première année d’application de l’exonération.

Les aides locales

En complément des aides nationales, de nombreuses collectivités territoriales (régions, départements, intercommunalités ou communes) proposent des aides locales à la rénovation énergétique. Ces dispositifs peuvent prendre la forme de subventions directes, de primes complémentaires, de prêts à taux bonifié ou d’accompagnements techniques spécifiques.

Leur objectif est de soutenir les projets adaptés aux enjeux du territoire : lutte contre la précarité énergétique, rénovation des logements anciens, amélioration de l’habitat en centre-ville ou encore accélération de la transition énergétique locale.

Les conditions d’éligibilité, les montants accordés et les types de travaux concernés varient fortement d’un territoire à l’autre. Certaines aides sont cumulables avec MaPrimeRénov’, les CEE ou l’éco-PTZ, ce qui permet de réduire significativement le reste à charge.

Il est donc recommandé de se renseigner auprès de sa mairie, de son conseil départemental ou via le service public France Rénov’ afin d’identifier les dispositifs mobilisables dans sa zone géographique.

Questions fréquentes

Les principaux dispositifs permettant de financer des travaux de rénovation énergétique sont MaPrimeRénov’, les Certificats d’Économies d’Énergie (CEE), l’éco-prêt à taux zéro, la TVA à 5,5 %, Ma Prime Logement Décent dans certaines situations, ainsi que les aides locales proposées par certaines collectivités.

Le chèque énergie ne permet plus de financer des travaux de rénovation énergétique depuis 2025.

Les conditions d’éligibilité dépendent du dispositif mobilisé. Elles peuvent notamment porter sur l’ancienneté du logement, son usage comme résidence principale ou secondaire, les revenus du ménage, la nature des travaux et la qualification de l’entreprise. Pour MaPrimeRénov’, certaines conditions varient également selon le parcours choisi.

Les aides à la rénovation énergétique peuvent financer différents travaux : isolation thermique, chauffage, production d’eau chaude, ventilation ou équipements utilisant des énergies renouvelables.

Tous les dispositifs ne financent cependant pas les mêmes opérations. Depuis le 1er septembre 2026, par exemple, MaPrimeRénov’ par geste ne finance plus l’isolation réalisée seule, la ventilation, les chauffe-eau thermodynamiques ni le solaire thermique en France métropolitaine, alors que certains de ces travaux restent éligibles aux CEE ou à l’éco-PTZ.

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Audrey
Ancienne journaliste, j'ai rejoint l'équipe de FHE en tant qu'assistante marketing et communication. Je gère au quotidien les relations presse et la rédaction d'articles afin de faire connaître les solutions FHE et l'autoconsommation solaire intelligente au grand public.

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