Face à l’évolution du coût des énergies et aux enjeux de décarbonation du logement, le solaire thermique constitue une solution intéressante pour produire de la chaleur à partir d’une énergie renouvelable.
Contrairement aux panneaux photovoltaïques, qui produisent de l’électricité, les panneaux solaires thermiques récupèrent la chaleur du soleil afin de contribuer à la production d’eau chaude sanitaire et, dans certaines installations, au chauffage du logement.
Ils peuvent être utilisés dans un chauffe-eau solaire individuel (CESI) pour produire de l’eau chaude sanitaire ou dans un système solaire combiné (SSC) pour contribuer à la fois au chauffage et à la production d’eau chaude.
Les informations à retenir :
Les supports pour les panneaux solaires jouent un rôle crucial dans l’efficacité et la durabilité des installations solaires :
- Fonctionnement : les panneaux solaires thermiques captent le rayonnement solaire afin de chauffer un fluide caloporteur. La chaleur récupérée est ensuite transmise à un ballon de stockage pour produire de l’eau chaude sanitaire ou alimenter un circuit de chauffage selon le système installé.
- Types de panneaux thermiques :
- Capteurs plans vitrés : très utilisés dans le résidentiel pour la production d’eau chaude et le chauffage solaire.
- Capteurs à tubes sous vide : limitent davantage les pertes thermiques et peuvent être adaptés à certaines conditions climatiques ou besoins spécifiques.
- Capteurs plans non vitrés : principalement utilisés pour des usages à basse température, comme le chauffage des piscines.
- Systèmes monoblocs : ballon et capteur sont regroupés dans un même ensemble ; ils sont surtout adaptés aux climats chauds ou à certains usages saisonniers.
Coût et performance : le prix et les performances d’une installation solaire thermique dépendent du type de capteurs, de leur surface, du stockage, de l’usage recherché et des caractéristiques du logement.
À titre indicatif, un chauffe-eau solaire peut couvrir environ 50 à 80 % des besoins annuels en eau chaude sanitaire, selon la région et le dimensionnement de l’installation. Un système solaire combiné peut couvrir environ 40 à 60 % des besoins de chauffage, selon la localisation et les caractéristiques du bâtiment
- Installation : le dimensionnement et la pose d’un système solaire thermique nécessitent une étude adaptée au logement et aux besoins. Faire appel à un professionnel qualifié RGE est notamment nécessaire pour bénéficier de plusieurs dispositifs d’aide lorsque ceux-ci l’exigent.
Qu’est ce qu'un panneau solaire thermique ?
Un panneau solaire thermique, aussi appelé capteur solaire thermique, récupère la chaleur du rayonnement solaire afin de chauffer un fluide caloporteur circulant dans le capteur.
Ce fluide transporte ensuite l’énergie jusqu’à un ballon de stockage, où la chaleur est transmise à l’eau chaude sanitaire.
Dans un système solaire combiné (SSC), l’énergie solaire peut également contribuer au chauffage du logement. L’installation associe alors les capteurs thermiques, un système de stockage et un circuit de chauffage central, par exemple avec des radiateurs basse température ou un plancher chauffant.
Les différents types de panneaux thermiques :
Les capteurs plans vitrés comptent parmi les technologies les plus courantes dans le résidentiel. Un absorbeur métallique capte le rayonnement solaire et transmet la chaleur au fluide circulant dans les tubes du capteur.
Une isolation placée à l’arrière limite les pertes thermiques et un vitrage protège l’ensemble tout en favorisant la montée en température du capteur.
Les capteurs à tubes sous vide utilisent plusieurs tubes dans lesquels le vide limite les pertes thermiques. Cette technologie peut être intéressante lorsque des températures plus élevées sont recherchées ou dans certaines conditions climatiques exigeantes.
Les capteurs non vitrés sont principalement utilisés pour des besoins à basse température, notamment le chauffage des piscines. Leur conception est plus simple, mais leurs performances diminuent davantage lorsque la température extérieure baisse.
Dans un système monobloc, le ballon de stockage est associé directement au capteur. Cette configuration limite les longueurs de raccordement mais expose le stockage aux températures extérieures.
Elle est donc principalement adaptée aux climats chauds ou à des usages saisonniers, et beaucoup moins aux résidences principales en métropole.
Quel prix pour un panneau solaire thermique ?
Le prix d’une installation solaire thermique dépend d’abord de la technologie utilisée, de la surface de capteurs, du stockage et de l’usage recherché. Les capteurs à tubes sous vide sont généralement plus complexes et plus coûteux que les capteurs plans vitrés, mais leur intérêt dépend des conditions d’utilisation.
Tout comme pour les panneaux solaires photovoltaïques, le montant de la facture augmente en fonction de la surface de capteurs posée. La surface d’un panneau solaire thermique se situant généralement autour de 2m². Le nombre de capteurs reste quant à lui à déterminer en fonction de l’usage attendu :
- Pour l’eau chaude sanitaire : le nombre d’occupants et leurs habitudes de consommation (fréquence des bains et douches, quantité d’électroménagers consommateurs d’eau…).
- Pour le chauffage : la surface à chauffer et les émetteurs de chauffage utilisés dans l’habitation.
Pour un chauffe-eau solaire individuel, la surface de capteurs est dimensionnée notamment selon le nombre d’occupants, leurs besoins en eau chaude sanitaire et la localisation du logement.
Pour un système solaire combiné, le dimensionnement dépend en plus des besoins de chauffage, de la performance thermique du bâtiment et des émetteurs installés.
Le taux de couverture solaire dépend fortement du dimensionnement, de l’ensoleillement disponible et des besoins du logement. Pour le chauffage, l’ADEME estime qu’un SSC correctement dimensionné peut couvrir environ 40 à 60 % des besoins d’un foyer, selon la localisation.
Pour bénéficier des principaux dispositifs d’aide à la rénovation énergétique, l’intervention d’un professionnel disposant de la qualification requise, notamment RGE, est généralement nécessaire lorsque le dispositif le prévoit.
Le coût pertinent à comparer est celui de l’installation complète, comprenant les capteurs, le ballon ou le stockage, la régulation, les raccordements hydrauliques, les accessoires de sécurité et la pose.
Un dimensionnement par un professionnel permet d’établir un devis adapté au logement et à l’usage recherché.
Quelles aides pour des panneaux solaires thermiques en 2026 ?
Les aides disponibles dépendent du type d’installation solaire thermique et de son usage.
Depuis le 1er septembre 2026, les équipements de chauffage ou de production d’eau chaude sanitaire fonctionnant à l’énergie solaire thermique ne bénéficient plus d’un forfait MaPrimeRénov’ dans le parcours par geste en France métropolitaine pour les nouvelles demandes déposées à compter de cette date.
Le solaire thermique reste toutefois soutenu par les Certificats d’Économies d’Énergie (CEE), selon la configuration :
- BAR-TH-101 pour un chauffe-eau solaire individuel (CESI) en maison individuelle ;
- BAR-TH-143 pour un système solaire combiné (SSC) ;
- BAR-TH-168 pour certains dispositifs solaires thermiques répondant aux conditions de la fiche.
Depuis le 1er septembre 2026, ces équipements peuvent bénéficier de bonifications CEE renforcées sous certaines conditions de décarbonation. Pour les opérations éligibles engagées avant le 1er janvier 2027, le volume de CEE peut notamment être multiplié par 5 pour les ménages modestes et par 4 pour les autres ménages.
Le solaire thermique peut également être intégré à une rénovation d’ampleur MaPrimeRénov’, lorsque l’ensemble du projet respecte les conditions de ce parcours.
Selon la situation, l’éco-PTZ, la TVA à 5,5 % et certaines aides locales peuvent également contribuer au financement du projet.
Le rendement pour un panneau solaire thermique
Il ne faut pas confondre le rendement du capteur avec le taux de couverture des besoins du logement.
Pour un chauffe-eau solaire, France Rénov’ estime qu’une installation correctement dimensionnée peut couvrir environ 50 à 80 % des besoins annuels en eau chaude sanitaire.
Pour un système solaire combiné, l’ADEME indique qu’un chauffage solaire peut couvrir environ 40 à 60 % des besoins de chauffage, selon la localisation géographique et les caractéristiques du logement.
Les performances réelles d’une installation dépendent donc avant tout de son dimensionnement, de l’exposition des capteurs, du stockage, des besoins du logement et de la qualité de l’installation.
Questions fréquentes
Un panneau photovoltaïque produit de l’électricité, tandis qu’un panneau solaire thermique produit de la chaleur. Cette chaleur peut être utilisée pour produire de l’eau chaude sanitaire ou contribuer au chauffage du logement.
Oui. Un panneau solaire thermique peut produire de la chaleur dès qu’il reçoit suffisamment de rayonnement solaire, y compris en hiver. La production est cependant variable et un système d’appoint est généralement nécessaire pour garantir les besoins toute l’année.
Il n’existe pas de nombre universel de capteurs. Le dimensionnement dépend notamment du nombre d’occupants, des besoins en eau chaude, du climat, de la surface du logement et de l’usage recherché. Une étude préalable permet de déterminer la surface nécessaire.
Des capteurs solaires thermiques certifiés, correctement installés et entretenus, peuvent avoir une durée de vie de 20 à 30 ans.
Depuis le 1er septembre 2026, le solaire thermique n’est plus éligible à un forfait MaPrimeRénov’ par geste en France métropolitaine. Il reste néanmoins soutenu par les CEE, avec des bonifications renforcées pour certaines opérations, ainsi que par d’autres dispositifs selon le projet.



